VOUS AVEZ OUBLIÉ VOS IDENTIFIANTS ?

ASSISES DES OUTRE-MER 2017

Des assises, pour quoi faire ?

Selon la ministre des Outre-mer, ces Assises doivent "permettre à l'Etat de réaffirmer sa détermination à accompagner les outre-mer", "permettre aux outre-mer de se réinventer en territoires d'excellence et d'innovation" et "redonner la parole à ceux qui ne la prennent plus et ont perdu confiance en l'action publique".  

Comment ça marche ?

Les Assises se dérouleront dans chaque territoire ultramarin. C'est un "Rapporteur général", Thierry Bert, qui sera chargé d'animer et de piloter les Assises. Il va mettre en place "un comité stratégique, composé d'une quinzaine de personnalités qualifiées, issues de métropole et des outre-mer". Après la phase de consultation locale, la synthèse des Assises prendra la forme d'un "Livre bleu Outre-mer".

De quoi va-t-on parler lors de ces Assises ?

La feuille de route comporte "huit grands thèmes", selon la ministre:
 

  • Mobiliser l'investissement public au service d'un projet de développement équilibré

  • Définir un cadre stable en faveur de la croissance économique et de l'emploi

  • Faire des outre-mer des leaders dans la lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité

  • Répondre aux aspirations de la jeunesse

  • Remettre les cultures ultramarines au coeur de l'intégration

  • Garantir à tous les ultramarins le droit fondamental à la sécurité

  • Engager une véritable politique d'influence notamment à travers les bassins régionaux

  • Accompagner les collectivités dans leurs projets

Les Assises c'est pour quand ?

Le lancement officiel aura lieu fin septembre 2017. La phase de consultation s'achèvera au début de l'année 2018. La synthèse des travaux, le "Livre bleu Outre-mer",  devra êtra achevé au printemps 2018, soit "quelques semaines avant la signature des contrats de convergence entre l'Etat et les collectivités voulus par la loi Egalité réelle Outre-mer", votée en février à l'unanimité.

Pourquoi vous parler des Assises des Outre-Mer ?

Tout simplement car notre président, Mr PICCINO Sébastien, a été invité à participer aux assises des outre-mer 2017, en présence de la ministre des Outre-Mer, et ainsi porter haut les aspirations qui sont les nôtres pour La Réunion et l'ensemble des Réunionnais.

Participation de notre Président – Document fourni à la Ministre des Outre-mer :

Document produit par Sébastien PICCINO, Président de l’association ANSAMB’ NDR, le 1 octobre 2017

Pour que La Réunion puisse se développer en capitalisant sur ses actuelles et futures spécificités géographique, environnementale, démographique, les instances décisionnaires françaises doivent casser les verrous juridiques aux échelons territorial, national, européen et international qui entravent l’île afin que La Réunion évolue vers un nouveau statut.

Ce nouveau statut plus précisément un statut avec de nouvelles dispositions dont les bases juridiques françaises et européennes seraient inchangées, permettrait également une garantie d’autonomie encadrée pour l’île dans les domaines économique, politique, social, éducatif et environnemental. En effet, ce statut bien que répondant aux cadres réglementaires principaux de la République Française et de l’Europe, permettrait d’accéder à des dérogations, des adaptations, des applications inédites des lois françaises et européennes en adéquation juste et entière avec les handicaps, les retards et le caractère unique de l’île.

Ce statut qui aura comme ré-requis notre situation actuelle nous positionnant au niveau d’un département en état d’urgence, qui attestera de la nécessité absolue de devoir libérer l’économie de l’île, d’élargir notre souveraineté politique et d’assurer la mémoire de notre histoire si particulière, ce statut permettra à La Réunion de disposer d’un cadre de développement qui lui est propre, incluant son entière responsabilité face à son devoir d’obligation de résultats et non de moyens comme c’est le cas aujourd’hui.

A titre d’exemples :

  • En terme idéologique, d’être considérée comme un patrimoine de la France avec une histoire et une culture particulières et dotée d’une identité revendiquée (comme un autre département).

  • En terme économique, d’être considérée comme un département à potentiels, viable et libre de se développer économiquement.

  • En terme politique, d’être considérée comme, d’une part, une région appartenant à la France et intégrée à l’Europe et d’autre part, comme une région qui en subissant l’isolement, l’éloignement, les retards, doit être politiquement forte dans son environnement

  • En terme éducatif, d’être considérée comme une région exemplaire de la diffusion de la langue, de la culture et des savoirs français en s’imprégnant de l’histoire propre de l’île.

  • En terme social, d’être considérée comme l’unique endroit sur terre où existe l’unicité sociétale qui demande à être préservée.

Cette modification de statut créera un choc de développement pour La Réunion, en le rappelant, si et seulement si les trois leviers juridiques que sont, le statut de RUP, la loi Lurel sur la concurrence et l’alinéa 5 de l’article 73 du Code Général des collectivités territoriales auront fait état au préalable, d’adaptations inédites, concrètes et performantes pour La Réunion.

Ce choc de développement aura pour effet immédiat une responsabilisation juridique, politique, économique des instances décisionnaires de La Reunion directement vis-à-vis de sa population, de son économie et de son environnement.

Ce choc de développement se traduira par l’installation d’un nouveau modèle économique : l’industrialisation sur le territoire par un équilibre de l’offre et de la demande.
Une nouvelle phase de l’histoire de La Réunion pourra alors s’écrire, celle de « faire par soi-même » autrement dit, « celle de penser, choisir et agir par soi-même »

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